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Chorégraphie, interprétation : Shantala Shivalingappa | Conseillère artistique : Savitry Nair | Direction technique et création lumières : Nicolas Boudier | Création rythmique : B.P.Haribabu & N.Ramakrishnan | Costumes : D.S.Aiyyelu | Chant : J. Ramesh | Nattuvangam et Pakhawaj : B.P.Haribabu | Mridangam : N.Ramakrishnan | Flûte : K. S. Jayaram | Production : Per Diem & Co, Théâtre de la Ville de Paris | Coproduction Théâtre de la Ville 2007

durée : environ 1h25.

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Le terme Gamaka désigne, dans la musique classique indienne, le mouvement vibratoire sonore entre les notes. Dans la danse, le Gamaka serait le mouvement dessiné par le corps pour arriver d’un point à un autre.

Toute création est vibration. À différents niveaux de fréquences, de formes et d’intensités, le centre de toutes les choses vibre, d’un tremblement infinitésimal, aux secousses les plus violentes.

Le mouvement, le rythme, le son, la mélodie, la poésie se fondent dans la danse; autant de résonnantes vibrations qui se font écho, se jouent les unes des autres, s’évitent et s’imbriquent, formant ensemble des entrelacs de beauté et d’harmonie.

De ce tissage complexe des sons et des mouvements, en des alliances et des combinaisons variées, se créent une infinité d’images, d’émotions, de formes.

Les divinités de la mythologie indienne sont autant de manifestations vibratoires différentes, exprimant chacune, des sentiments différents, dessinant des paysages variés, des imaginaires chatoyants, en transformation perpétuelle, dans un jaillissement continu d’énergie.

Mais au coeur, toujours, encore, la vibration première, pure et éternelle qui ne cesse ni dans le silence ni dans l’immobilité, le courant qui traverse l’univers et qui est source de toute vie.

Gamaka est dédié à cette vibration, appelée aussi OM, d’où toute création émane et se résorbe: dans la danse, l’état d’immobilité et d’équilibre parfait, qui est au coeur de chaque mouvement.

Shantala Shivalingappa